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Avant de partir au Marathon des sables, je m’étais inscrit au TUT en me disant, tu feras un break et ça t’obligera à remettre le pied à l’étrier il faut toujours avoir des objectifs. La sagesse avait également parlé car je m’étais dit, 10 bornes ça suffit, tu sais pas dans quel état tu va rentrer, en effet ce matin encore, mes pieds ne sont pas encore en état, j’ai encore quelques trous au niveau des talons et d’un orteil, mais qu’importe, ils sont en état de faire 10km.
C’était la première édition du Trail Urbain Toulouse, curieux de nature, et une course à 15 bornes de la maison ça se refuse pas même si les détracteurs diront Trail, 10km, Urbain…ça va pas forcément ensemble. Comme toutes ces courses dites urbaines, je m’attendais à beaucoup d’escaliers, de monter et de descente, mais connaissant très bien Toulouse, je ne voyais pas trop où on allait aller sachant que la seule info qui avait été communiquée était le graphe du dénivelé. Me voilà donc sur les lieux du départ vers 9h30 quais Viguier, j’ai récupéré dossard et tee shirt la veille au soir pour éviter la cohue, mais tout est bien réglé, il y a pas mal de place, on est dans un endroit clos, sur les bords de Garonne et c’est assez sympa, petit échauffement, j’en profite pour repérer le dernier kilomètre, et je me présente sur la ligne de départ.
10h00, c’est un peu la cohue, car le départ ce fait par une grande porte, tout le monde essaye de se placer, pas un coup de pistolet, pas de 1,2,3 partez, rien pourtant je suis relativement devant, il y a quand même du avoir un top car les premiers s’élancent, c’est un peu la surprise. Hier soir je réfléchissais à une stratégie de course, même si je ne m’y tient jamais, je voulais pas finir carbo, du coup je m’étais dit, entre 4’15 et 4’30 sur les 5 premiers et entre 4’00 et 4’15 la fin, que né-ni je suis parti à bloc comme tout le temps, plus proche des 4’00 que des 4’30.

0-2km: encore un peu dans la verdure
On longe l’hôtel Dieu, ça permet au peloton de bien s’étirer en arrivant sur le Pont Neuf qu’il faut traverser pour se diriger vers la prairie des filtres, là on reconnait bien le terme Urbain, car c’est l’anarchie, tout le monde se place, ça coup dans tous les sens, herbe, trottoirs route, on dirait des Yamakasi. Au niveau de la prairie des filtres on est en faux plat descendant mais comme on passe dans les accès handicapés, en bas virage à 180° du coup relance, ça sera le maître mot de cette course sans réelles difficultés mais bourrée de relances du début à la fin. Je passe le 1er kilo en 4’19 et déjà un décalage entre mes 2 montres (Ambit et On moove 700 en prêt par Kalenji), petite montée pour arriver sur le pont Saint Michel qui m’évoque de nombreux souvenirs comme les départ du Marathon de Toulouse, j’en profite pour relâcher j’ai encore en visuel les premiers qui ont commencé à tourner, ça sera la seule fois. Au bout du pont, on tourne à gauche pour rejoindre les quais de la Garonne c’est une peu le même parcours que la Corrida de Toulouse mais en sens inverse, au loin j’aperçois les premiers escaliers et je me dis finalement on risque d’en manger quelques uns… 2e kilo 4’17

2-4km: les quartiers chics, carmes, Saint étienne (il faut le dire vite)
Je monte les marches 2 à 2, un rythme bien soutenu, en haut j’aperçois Remy Jegard qui prend des photos, je l’interpelle et le rendu est pas mal.Je relance derrière, ça a coupé les jambes à pas mal de monde ce petit passage, du coup je double quelques concurrents Aux Carmes, on tourne en direction d’ Esquirol sur les rues pavées, et comme on est dimanche matin, la mairie est en train de nettoyer les rues avec leur petites bécanes j’ai rien contre ça, mais on ça donne un petit air de Paris Roubais avec le pavé glissant… On arrive enfin à la place Saint Etienne, haut lieu de rendez vous de la jeunesse Toulousaine qui vient s’y prélasser et boire des coups puis on prend la direction de la Cathédrale, ou un moment j’ai cru que nous allions passer à l’intérieur, mais en fait on va prendre le jardin extérieur A partir de là on va pas arrêter de relancer, de prendre des petites rues, des passages entre immeuble, c’est un peu « à la découverte du centre ville », je peux encore respirer donc ça va. Petit détail qui a son importance, vu la chaleur aujourd’hui, il n’y a pas de ravito, du coup je suis parti avec une soft flask Salomon que j’ai clissé dans une poche de mon short, et tous les 2kms je bois une gorgée, je suis assez content de l’avoir. A la suite d’une relance, un bénévole, nous indique où passer, on dirait l’entrée d’une bouche de métro, en fait c’est une entrée détournée du Centre commercial Saint Georges, il y a une place au milieu, avec pas mal d’escaliers encore mais ça va…

4-6km: promenade autour du Capitole
Ce qui est sympa quand on a pas vu le parcours, on peut s’attendre à tout, on ne sait pas où l’on va et je trouve que ça rend la course plus pimentée. On est dans l’hyper centre (comme dirait les agents immobiliers), on arrive place Wilson, désert! Là c’est un peu le coup de gueule de la journée, Toulouse c’est 200 000 habitants et 600 000 avec la grande couronne, j’ai pas vu un chat depuis le début, cet endroit là normalement est blindé, mais bon aujourd’hui personne, ça fait parti des animations de la ville, on est loin de l’esprit anglo saxon, en même temps je vous dirais que pour le marathon c’est guère mieux. Descente en direction du Capitole, les gens sont surpris de nous voir là, car sur la place se prépare le Triathlon du Grand Toulouse qui va partir à 13h15 et oui ici on fait bien les choses, trail le matin, Triathlon l’aprem, manif du front de Gauche et manif du Mariage pour tous, l’après midi aux mêmes endroits et la mairie qui donne sont feu vert pour tout ça…municipale 2014 vous avez dit…on s’éloigne du sujet là!!! Je croyais qu’on allait passer sous le porche du capitole mais en fait on passe devant la mairie pour aller faire un tour sur les pavés, à ce moment là j’accuse un peu le fait d’être parti vite mais tant pis il faut rien lâcher. On passe devant le lycée Pierre Fermat (symbole de l’élitisme toulousain qui signifie aussi au moins un suicide par an du à la pression…) et on revient vers le Capitole, si j’avais su je connaissais des raccourcis j’aurais gagné 1km . On tourne dans la rue du Taur, encore un morceau de la Corrida de Toulouse, mais on va tourner à gauche, peut être que l’année prochaine les organisateurs iront jusqu’à St Sernin, mais il y a le marché aux puces, c’est peut être pas évident.

6-8km: un petit tour vers le canal latéral
Là c’est mon quartier de référence par excellence, on est à 2 pas de la place Saint Pierre, The place to be pour aller boire un coup et aller voir un match du Stade Toulousain. On traverse la Fac, et son petit jardin, le long d’une sorte d’un ancien cloître On débouche sur la route, et là 3 paumés en voiture bouche le passage et en plus de ça ils gueulent des cons il y en a partout, un petit tour sur le trottoir, un regard noir et ça repart direction le canal latéral. En fait on va faire demi tour sur le pont du coup on peut apercevoir pas mal de coureur sur l’autre rive, à ce moment là je suis pas bien du tout, j’ai l’impression de ne plus avoir d’essence, monté de chaleur, ça m’oblige à lever le pied, il y a pas mal de monde qui vient en face, encore un truc que je comprends pas (à force je vais passer pour un vieux con), mais quand tu as 1000 coureurs qui arrivent et que tu persistes à vouloir courir à contre sens, je me dis qu’ils sont pas normaux ces gens là, quel plaisir ils y trouvent. Bref, je continu mon petit chemin, la petite montée sur le pont, me met le cardio à 100% aïe! J’essaye de récupérer sur la descente, visualise les gens de l’autre coté, ça revient fort, il faut pas faiblir. A la fin de ce passage j’aperçois Kris l’épouse de Rémy qui me prend en photo à la volée et Yann qui fera également un beau cliché. On remonte des marches pour arriver au batiment EDF.





















8-10km: le final au bord de l’eau
On plonge vers les résidences qui ont la meilleure vue de Toulouse (à mon avis, Garonne Hotel Dieu…), là ça va encore moins bien qu’il y a 5′ mais bon le mental je l’ai travaillé il y a quelques temps de ça du coup, je serre les dents et c’est parti, on remonte, en vue, le pont des Catalans et l’arrivée, à partir de là je connais le final, on va plonger vers une dernière séance d’escaliers en bas du pont, je monte tout ça à bloc, maintenant ça sert à rien d’en garder sous la semelle, tout à bloc. Je remonte, relance sur le haut du pont, je savoure , il fait beau, la course était plutôt sympa, j’en vois la fin. une fois traversé, descente d’escaliers, on rentre dans le parc des abattoirs c’est là que je me suis échauffé un peu plus tôt, on descend encore de grosses marches, on passe sur la dernière passerelle et maintenant à bloc pour passer la ligne d’arrivée, ça y est c’est fait, j’aperçois Vanessa et Thomas mes premiers supporters ils m’annoncent qu’il y a pas tant de monde que ça qui est arrivé du coup le sourire revient. Forcément je ne suis pas satisfait de ma course en terme de gestion, certainement encore un résiduel de fatigue, mais plutôt du fait que je me couche à pas d’heure depuis un certains temps, puis il n’y a pas de miracle c’est fait 4 mois que je m’entraîne comme un diesel, va falloir décalaminer le moteur un peu.

Bilan 108e/866 en 42’19, Nicolas Fernandez, champion de France de semi termine en 32’34, pour quelqu’un qui tourne souvent en dessous de 30′, je me dis que c’est pas si nul…

Nombre de vues : 429 1 commentaire(s)
Bertrand L. - 10/05/2013 11:36:56

Merci Corino

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