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Octobre 2018, retour d'Estonie : fin de parcours imprévue !

Ma dernière aventure de l'année 2018 devait être un long road-trip à vélo, du Golfe de Finlande jusqu'à la maison. Mon fils Martin et son copain Thibault rentraient d'un long voyage d'un an, et j'avais prévu de faire avec eux la fin du trajet.

[COLOR=#0000b3]Le voyage à vélo, c'est du pur bonheur.[/COLOR]
Martin et Thibault étaient partis à vélo le 15 janvier pour être en Mongolie cet été. Il y sont arrivés en Juillet, après avoir traversé Italie, Slovénie, Croatie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Grèce, Turquie, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, et Kazakhstan. Pour le retour, ils sont remontés en Sibérie vers le lac Baïkal, puis sont rentrés par le Trans-Sibérien à Moscou, puis Saint-Petersbourg. De là, ils ont rejoint Tallinn en Estonie, ou on s'est retrouvés le 28 septembre.

J'y suis arrivé avec mon vélo de voyage en soute. Je l'appelle ma Martincyclette, car c'est Martin qui me l'avait préparé en 2015 pour notre premier voyage ensemble sur les routes Suisses. La base est mon (très) vieux VTT Décathlon Rockrider 500, que j'avais eu pour mes 40 ans (donc il à pile 20 ans !). Je précise que lui aussi à une Martincyclette à base de VTT décathlon bas de gamme, avec lequel il à fait tout son périple !

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Remontage de ma Martincyclette à l'aéroport de Tallinn



Les retrouvailles sont un moment très fort, et nous passons deux merveilleuses journées ensoleillées à Tallinn, ou nous faisons du tourisme. C'est une belle ville ou s'arrêtent de nombreux touristes car c'est un port de croisière. Nous en repartons le dimanche matin, 30 septembre, sous la pluie.

Le voyage continue pour eux, et il commence pour moi. Je redécouvre cette autre façon de rouler, avec un vélo lesté de 4 sacoches et un gros sac sur le porte-baguage. Les 2 lascars ont des dizaines de milliers de km dans les jambes, alors que je n'ai pratiquement pas roulé depuis la BTR en Juin... Pire, je me suis blessé début septembre sur l'ancilevienne : une sorte de tendinite avec des micro-fissures, qui s'apparente un peu à une déchirure ! J'essaye de me persuader que ça va tenir, mais je suis un peu inquiet.

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Sur les pistes de l'Estonie



Après presque 100 bornes, et une grosse rincée en fin de journée, on trouve un coin pour monter la tente près du village de Jarvakandi, au bord d'un petit plan d'eau. Je suis frigorifié, mais eux sont habitués, et préparent un bon gueuleton au chaud sous la tente, et finalement cette première soirée me permet de découvrir avec bonheur leur train-train quotidien.

Au matin,il ne pleut pas, mais ça caille un peu. Après un bon petit déjeuner, il faut plier les tentes, charger le vélos, repartir, faire les courses pour le midi et le soir, et rouler le plus possible aux meilleurs heures. Les paysages sont magnifiques : nous roulons beaucoup sur des pistes non goudronnées, parfois dans des forêts superbes. Il faut trouver un coin pour camper le soir. Deux gamins nous indiquent un endroit tranquille, près de chez eux. Ils nous apportent un seau d'eau pour notre vaisselle, et une maman à donné un sac de pommes. Les gens sont toujours très bien disposés envers les voyageurs à vélo.

[COLOR=#0000b3]De Tallinn à Riga : la partie froide du parcours[/COLOR]
Le début de parcours est conforme à mes attentes : températures fraîches et quelque bonnes averses. C'est l'automne, et on est très au nord ! Le plus surprenant sera plutôt le temps hyper clément qu'on rencontrera par la suite ...
Dès le mardi 2 Octobre, au troisième jour de roulage, nous franchissons la première frontière, pour passer en Lettonie. Nous rejoignons la mer Baltique en fin d'après-midi. L'occasion de boire notre thé sur la plage, et de monter nos tentes au bord d'un lac, dans le golfe de Riga. La capitale Lettone n'est plus qu'a 45 kilomètres, que nous effectuerons le lendemain.

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La Baltique !



N'ayant obtenu aucune réponses à nos demandes sur WarmShowers et CouchSurfing, les 2 sites d'hébergements participatifs, nous avons réservé un Hostel (ou auberge de jeunesse en français). Ces établissements ne sont plus, sauf exceptions, réservés aux jeunes comme je les connaissais dans le passé. Les voyageurs utilisent beaucoup ces hébergements, que l'on trouve dans toutes les grandes villes dans le monde. Les tarifs sont généralement très bas, et les prestations assez inégales, mais parfois proches d'un hôtel, pour un prix sans comparaison : entre 7 et 15 euros la nuit.

Cette pause est mise à profit pour entretenir les vélos et faire notre lessive. Après ces quelques nuits très fraîches, je décide de renvoyer chez moi par la poste mon duvet (limite 5°), et j'en achète un nouveau, énorme, mais prévu pour -10°. Il prend beaucoup plus de place dans mes sacoches, mais je serai bien plus au chaud sous la tente ...

Riga est une ville très festive ! Nous y restons du jeudi au samedi, et en cette fin de semaine, c'est très animé dans les tavernes. Les soirées se terminent souvent tard après beaucoup de bières (pas chères) et quelques concerts (gratuits). Avec les visites la journée et les sorties le soir, les haltes dans les villes sont plus fatigantes que les journées de vélo !

[COLOR=#0000b3]Sur la route : rencontres et routine[/COLOR]
Le samedi 6 octobre, nous reprenons la route pour Vilnius, capitale de la Lithuanie. Partis tard après une visite de musée le matin, nous ne parcourons qu'une quarantaine de kilomètres, et en cherchant un endroit pour camper, une dame très sympathique nous propose de monter nos guitounes dans son jardin, dans le petit village de Janupe. C'est ma première invitation, mais les jeunes ont l'habitude : ils ont été accueillis partout lors de leur périple d'une année. Dans certains pays, les gens étaient même trop pressants, et se disputaient pour les héberger ! En plus de l'emplacement pour nos tentes, elle nous offrira le thé, une soupe, le petit déjeuner, et des pommes de son jardin à emmener.

Nous repartons assez tôt le dimanche, et nous passons en Lituanie ou nous sommes accueillis par une pluie battante et glacée. Je suis frigorifié ! En cherchant un endroit pour s'abriter dans le premier village (Vaskai), nous sommes invités par une famille Moldave, qui vivent à plusieurs générations dans un taudis qu'on croirait sorti d'un roman de Zola. Ils n'ont rien, vivent dans une crasse inouïe, mais nous invitent à mettre nos bécanes à l'abri dans une vieille grange boueuse, et nous font entrer pour nous offrir un café avec des petits gâteaux ! Je me dis qu'ils ne doivent pas en manger tous les jours car ça fait vraiment quart-monde chez eux. Nous repartons dès que la pluie se calme pour trouver quelques kilomètres plus loin une rivière près de laquelle nous montons la tente.

La rivière, le lac, ou l'étang sont toujours notre préoccupation lorsque nous devons camper, car après le repas du soir concocté et dégusté sous la tente, il faut faire la vaisselle. et lorsque le temps est clément, ça permet de se laver un peu après la journée de pédalage. les jeunes s'immergent parfois complètement dans l'eau très fraîche, et pas toujours claire ... Je suis un peu plus timoré, tans pis pour l’hygiène !
Les repas du soir sont toujours un grand moment. Thibault est plutôt végétarien, et très vigilant sur la qualité des aliments et le respect de l'environnement. Donc c'est presque toujours cuisiné à partir de légumes frais, et pour les courses, c'est la chasse aux emballages plastiques et aux aliments transformés...

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Avant de manger, il faut cuisiner...Tout est fait maison !



La journée type, en mode camping est souvent sur ce modèle :

  • Petit déjeuner copieux à base de porridge (flocons d'avoines + lait chaud + miel + fruits (bananes, pommes,...)), du jus de fruit et des tartines de confitures. Pour moi c'est café au lait en plus.
  • Pliage des tentes et chargement des sacoches et de la remorque (Thibault n'as pas de sacoches, mais une remorque).
  • On roule jusqu'à la prochaine ville pour les courses.
  • Arrêt au supermarché (ou au marché si on en trouve), pour acheter notre repas du midi et de quoi cuisiner le soir et le lendemain matin.
  • Le midi, pique-nique ou arrêt express dans une boulangerie, restaurant ou cafétéria.
  • Le soir montage des 2 tentes, et atelier cuisine dans la grande tente. On y est à l'aise à trois, et les réchauds à essence pour cuisiner font très vite monter la température . J'ai apporté mes Ipod et ma mini-enceinte, donc le repas et la soirée sont toujours en musique...
  • Vaisselle à tour de rôle dans le lac ou la rivière.
  • L'un des trois va dormir dans la petite tente (à tour de rôle), et les 2 autres dans la grande .

Après 3 nouvelles étapes sur ce modèle, la 4ème nous amène à Vilnius. Il faut réparer le vélo de Martin, dont la transmission est complètement HS. J'ai dû le tracter sur le 2 dernières étapes, sa chaîne n'accrochait plus sur les dents des plateaux. il faut changer un plateau, la cassette, et la chaîne.

Nous sommes à nouveau dans un hostel, mais celui-ci est assez mal fréquenté et pas très propre. Peu de jeunes voyageurs, plutôt des travailleurs (souvent ukrainiens), affalés, alcoolisés et bruyants. Mais on n'y passe que pour dormir et se laver ...

Comme dans chaque grande ville ou nous faisons étapes, nous en profitons pour réparer les vélos, visiter les musées, et découvrir la vie nocturne, notamment des bars à bière ... Je me suis greffé sur leur duo et je dois respecter leur manière de voyager. Habituellement j'évite les grandes villes, mais on n'est pas ici en mode "raid à vélo" que je pratique habituellement, mais plutôt en mode "touristes", le vélo étant simplement notre moyen de transport. N'ayant pas les mêmes contraintes budgétaire qu'eux, qui sont partis pour une année avec un budget serré, je leur ai proposé dans chaque capitale de leur offrir un repas dans un restaurant.

[COLOR=#0000b3]De Vilnius, Lituanie, vers Lublin, Pologne[/COLOR].
Après 2 jours de tourisme sous le soleil, nous quittons Vilnius le samedi 13 Octobre, avec un temps au beau fixe. A une trentaine de km à l'ouest, à Trakai, des lacs magnifiques nous offrent un cadre merveilleux pour notre pause pique-nique. Après cette pause très touristique, nous roulons encore une jusqu'à une rivière pour établir notre campement à plus de 100 km de Vilnius.

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Coin merveilleux, belle météo, du bonheur à l'état pur.



Idem le lendemain, plus de 100 bornes sous le soleil. Mais nous avons passé la frontière et nous sommes désormais en Pologne, à une trentaine de km au nord de la ville d'Augustow. Nuit idéale dans une forêt de pins.
Le lendemain, à Augustow, nous devons récupérer des zlotys, car si les pays baltes sont dans la zone euro, ça n'est pas le cas de la Pologne. Nous allons également dans un bike shop pour racheter une pompe (Martin à perdu un morceau de la sienne), et un câble de dérailleur (le mien avait lâché). On est en pleine campagne électorale, et un groupe de militants nous offre le café. Nous leur demandons ou on peut déjeuner simple et pas cher. Ils nous offrent un repas dans une cafétéria ! En remerciement, on trimbale le petit fanion de leur candidat sur nos vélos toute la journée ...

La halte du soir sera dans un parking aménagé le long de l'itinéraire cyclable Green Velo, le plus long d'Europe avec plus de 2000 km. Nous en empruntons certaines portions, mais il est plutôt axé découverte, et souvent typé VTT. Pour aller vite, nous privilégions plutôt les grands axes, et même parfois les bandes d'urgence des autoroutes ! C'est moins agréable que les petites routes et les chemins, mais beaucoup plus efficace pour progresser avec nos vélos "semi-remorques" ... A cette place de camping, nous trouvons un couple de jeunes voyageurs français en fourgon avec chien, chat, et instruments de musique. La soirée sera longue et musicale, Martin découvrant le handpan, le rhum aidant...

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Quelque part sous le soleil.



Après une nuit très fraîche et humide, nous roulons à nouveau sous le soleil, pendant quatre nouvelles étapes d'environ 80 bornes par jour. Nous essayons de camper dans les forêts de pins, un peu à l'écart de l'eau, pour éviter l'excès d'humidité et de froid. Nous nous rapprochons parfois de la frontière biélorusse, et arrivons finalement à Lublin le vendredi 19 en début d'après-midi.

Lors d'un arrêt chez Décathlon pour acheter de quoi réparer quelques ennuis techniques, un brave homme à vélo électrique vient nous demander d'où nous venons, et où nous allons, comme beaucoup. Nous lui expliquons le périple et après quelques minutes de discussion, il appelle sa femme, et nous confirme qu'il peut nous héberger chez lui ! Il s'appelle Irek, et nous resterons 2 jours chez lui. Son épouse Ania nous concocte des petits déjeuners fantastiques, et sa fille Julia nous emmène à vélo visiter Lublin by night. Nous pouvons ainsi bien profiter de cette très belle ville, mal connue, mais qui vaut le détour !
Nous visitons également le camp de concentration et d'extermination nazi de Majdanek. Très sinistre mais important pour comprendre ou peut mener le racisme et la haine.

[COLOR=#0000b3]L'hospitalité des polonais est remarquable.[/COLOR]
Après avoir été chouchoutés chez Irek à Lublin, nous le quittons dimanche 21 octobre, après avoir fait connaissance de ses amis cyclistes. Un peu plus de 80 km plus loin, nous voici à Krasnik, arrêtés dans une station service pour acheter un casse-croûte et regonfler nos vélo. Un type nous aborde en anglais, et la conversation s'engage. Il s'appelle Pawel et propose de nous emmener dans un coin sympa pour camper, mais de passer d'abord chez lui boire un thé. Il nous présente ses parents, et au bout de quelques minutes, nous voilà invités à dormir chez eux. Sa mère nous prépare un excellent repas, son père, élu le jour même aux élections, nous offre une vodka polonaise. Nous passons à nouveau une soirée et une nuit excellente dans cette famille.

Toujours pas de pluie, mais le vent devient plus fort, ce qui ne nous empêche pas de faire plus de 100 km ce lundi 22 octobre. Le lendemain, la Météo s'est beaucoup dégradée : le vent de face ou de travers est violent. Pédaler dans ces conditions est dur et dangereux. Nous avions prévus de camper près d'un emplacement Green Velo, mais arrivés là, c'est la tempête : vent violent et pluie, il fait nuit, ça promet d'être dur ! Martin, au culot, va chercher de l'eau dans une maison à côté, et au bout d'un moment, il nous appelle : il a réussit son coup ! il a expliqué qu'on allait dormir dehors, et la dame nous invite à prendre un thé et à planter notre tente chez elle. Puis sa mère nous prépare d'excellent beignets, spécialité du coin. Son frère arrive ensuite, et la discussion devient très animée, et aussi compliquée : les jeunes connaissent 2 ou 3 mots de russe, et le reste, c'est par gestes, et avec Google traduction. Mais on "discute" et rigole ainsi pendant un bon moment, et finalement, ils nous ouvrent un hangar ou on peut dormir à l'abri. Heureusement car dehors, c'est la tempête ...

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On s'étale à l'abri dans le hangar.



Nous repartons le lendemain avec de meilleures conditions, objectif Cracovie. L'entrée dans les grandes villes est toujours un moment difficile, mais cette fois, ça ne se passe pas trop mal. Nous faisons halte dans un super bike shop : Thibault à dû changer une roue entre autres. Leurs vélos sont bien cramés après 10 mois de voyage dans des conditions difficiles...
Notre séjour à Cracovie est un autre bon moment de notre trajet : Kraków en polonais (prononcer Craco) est une ville magnifique. Nous sommes dans un hostel super en plein centre, à 7€ la nuit, petit déjeuner compris !

Après ces deux belles journées de tourisme, nous repartons le vendredi 26 pour Katowice, ou nous avons trouvé un hôte par Couchsurfing : Pawel (encore un !) nous attend à Chorzow, près de Katowice. Il a beaucoup voyagé en auto-stop, et connais la valeur de l'hospitalité. Cette mégapole est formée de plusieurs villes de cet immense bassin minier de Silésie, dont Katowice est la ville principale.

Pawel est extraordinaire : il habite un tout petit appartement, mais il nous accueille tous les 3, avec nos énormes vélos hyper-encombrants, qu'il tient à rentrer malgré l’exiguïté. Il nous fait à manger, et nous emmène dans une taverne ou la bière est bonne. Le lendemain, samedi, après le marché juste devant chez lui, on fait une grande visite de pleins de lieux intéressants. En plus d'un hôte très accueillant, Pawel s'avère être un guide efficace : on découvre à fond cet aspect de la Pologne : l'activité minière et son histoire.

Le dimanche, départ tardif et temps maussade, l'étape est courte: un peu plus de 50 kilomètres, pour sortir de cet environnement très urbanisé. Nous trouvons une place pour camper à l'abri:.Avec Martin, nous dormons même dans un débarras dont le cadenas n'est pas fermé : peut-être un oubli ?

L'étape du lundi, de plus de 100 km, nous amène à Nyza, ou encore une fois, l’hospitalité polonaise nous évite un camping compliqué : à l'approche d'un lac ou nous comptons chercher un coin pour camper, une voiture s'arrête et un gars en sort pour nous demander d'où l'on vient et ou l'on va. C'est Rafal. Il fait aussi des voyages à vélo, et nous propose d'aller chez lui mettre nos tentes dans son jardin. Arrivés chez lui, il nous présente sa femme et toute sa famille, et on boit le thé en discutant. Puis il commande des pizzas, nous raconte son voyage de Chicago (USA) à Nyza (Pologne), et finalement nous propose de dormir sur des lits installés dans sa salle de sport à l'étage de sa grande maison. Vive la Pologne !

Le périple continue avec une dernière nuit en Pologne sous la tente, près de Klodzko. Il ne pleut pas, mais il gèle un peu le matin. Le mercredi 31, nous traversons une nouvelle frontière, pour aller établir notre premier campement en Tchéquie, du côté de Smirice. Nouveau changement de monnaie : ici ,c'est la couronne tchèque. Il en faut presque 25 pour faire un euro, c'est assez déroutant, on a l'impression que tout est cher !
Nous approchons de Prague, une étape bien particulière de ce retour. Après encore 80 km le jeudi, nous campons à 45 km de Prague, près d'un petit lac. Repartis vers 11H00 du matin le vendredi 2, nous roulons sans nous arrêter, pour y arriver tôt le vendredi 2.

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Un exemple de campement sous les pins



[COLOR=#0000b3] Prague, fin du voyage.[/COLOR]
Ils en parlaient depuis que je les ai rejoints à Tallinn. Pour eux, Prague était une étape importante : c'est assez proche de la France, et on doit y retrouver des copains de Thibault, et la compagne de Martin. C'est en quelque sorte leur "pré-rentrée". On a loué un Airbnb pour une semaine, mais on ne peut pas y monter les vélos, il y a un gardien qui surveille. On les attache donc devant l'immeuble, avec 2 bons cadenas, les trois vélos ensemble, attachés à une barrière.

Tout se passe bien : les retrouvailles, les visites touristiques, les sorties dans les tavernes, etc ... Jusqu'à ce qu'un matin, plus de vélos ! Ils y étaient encore à 2H00 du matin lorsqu'on rentrait, mais au jour, ils avaient disparus. Nous retrouvons seulement les cadenas arrachés. Les voleurs on utilisé des grosses branches, ont tourné en forçant jusqu'à ce que les câbles cèdent . Les roues ont dû être complètement broyées ! Nos vieux VTT aménagés rando ne valaient pas grand-chose, il est probable que ça soit juste du vandalisme gratuit... Mais nous on pleure nos Martincyclettes !

C'est donc en bus que nous rentrons ce vendredi 9 novembre, avec sacoches et remorque en soute. Pour les deux globe-trotters partis depuis 9 mois, c'est une toute petite partie du voyage qui est shuntée, mais pour moi, c'est un tiers de mon parcours ! Je me faisait une joie de retrouver l'Allemagne et la suisse, et nous devions y retrouver quelques connaissances.

J'ai déjà prévu de faire un aller-retour à Prague au printemps, en mode "bikepacking rapide". Cette fois, je ne laisserai pas mon vélo sans surveillance !

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Le voyage à vélo offre beaucoup de bons moments

Nombre de vues : 530 11 commentaire(s)
Frederic B. - 05/12/2018 10:21:47

Que de rencontres, dommage que le periple ai pris fin ainsi

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Christelle P. - 05/12/2018 12:47:35

Whaouuu, quelle aventure, et ce compte rendu est très plaisant a lire, car bien dosé ! Cela donnerait presque envie d'enfourcher un vieux VTT Décathlon, comme quoi ;) (référence concernant un post sur les vélos et la qualité proposé par l'enseigne).

C'est dommage que l'épilogue ne soit pas à la hauteur de l'hospitalité rencontrée tout le long de ce biketrip.

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Sébastien B. - 05/12/2018 16:47:27

Top !
Je me suis régalé à vivre tes (vos) aventures, ça donne clairement envie.
Vivre cette expérience en famille ajoute un gros "plus", tu dois être fier du fiston.
Comme mes collègues, vraiment dommage pour la fin. Pour un cyclo au long cours, le vélo devient presque un prolongement de soi-même. J'imagine votre déception...

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Frédéric A. - 05/12/2018 16:59:16

Impressionnant et fort dommage pour cette fin d'aventure :mad::mad::mad:

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charles D. - 06/12/2018 13:52:11

bad la fin du périple:mad:

un ebien belle aventure tous de meme , et un jolie moment a te lire
Merci pour se jolie CR

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raymond B. - 06/12/2018 18:43:16

Merci pour ce joli CR de tes aventures d'octobre. Dommage que tu n’aies pas pu te faire plaisir jusqu'au bout mais ce n'est que partie remise. ;)

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Eric B. - 07/12/2018 09:27:04

quelle balade ! ça me fait vraiment envie ( sauf la fin:mad:)
merci pour ce récit !

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Stéphane P. - 07/12/2018 11:29:09

Terrible cette aventure ! :cool:
Je suis toujours admiratif de ces personnes qui partent à l'aventure dans de telles conditions :eek:
Bravo !:)

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Hélène F. - 10/12/2018 18:54:32

Ah merde, moche pour les vélos ! Bravo pour cette belle aventure, je me suis régalée à te lire ! çà donne envie!!

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Dominique G. - 14/12/2018 14:50:10

Merci à tous pour vos "condoléances" à ma Martincyclette !

Je suis donc en plein dans les recherches pour remplacer ma vieille bécane. Au printemps, il faudra que j'ai un nouveau destrier : je compte bien repartir faire quelques grands périples dès les beaux jours ...

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raymond B. - 14/12/2018 19:16:57

au printemps, tu as souvent des rockrider 520 ou 540 à 80-100 euros au trocathlon en très bon état. Ils ont juste trainer longtemps dans un garage.

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